Véronique Barbé s'est orientée très tôt vers
le monde des arts. A 15 ans, elle reçoit une commande officielle
de son collège pour un tableau sur le thème de “Orphée aux Enfers
". Après avoir passé son baccalauréat, elle décide de poursuivre
ses études artistiques au Canada. Diplômée des Arts Appliqués,
elle débute sa carrière dans le modelage pour le cinéma d'animation.
De retour en France, elle travaille dans le graphisme et l'infographie
et parallèlement, explore la pierre taillée. Actuellement, elle
synthétise ses recherches et travaux artistiques antérieurs
dans des réalisations en plâtre sur armatures métalliques où
la technique d'application du matériau fait aussi appel à son
expérience de dessinatrice.
La sculpture
Dans son travail actuel, l'artiste ne s'exprime pas seulement
dans le domaine de la sculpture animalière, mais essentiellement
dans une représentation de " l'animalité ". Ses chats en mouvement,
en tension, pris dans leur accaparement, leurs pulsions , ébranlés
uniquement par le jeu de l'inhibition et désinhibition interne,
nous interpellent dans notre " hominitude ".
Subitement, en tant qu'observateur, il importe peu que les chats
soient " vrais " et même que cela soit des chats ou des attitudes
de chats. Le songe nostalgique d'une instinctivité perdue, qui
nous envahit en les observant, nous les rend subjectivement
réels.
Le dessin
Véronique travaille avec divers mediums mais affectionne particulièrement
le stylo bille, qui n'offre pas de repentir pour un dessin pulsionnel,
instinctuel.
Ses travaux sur les portraits convergent nettement avec sa démarche
pour la sculpture. Dans un face à face " intime " avec son modèle,
objet subjectivé, elle dévoile ce qui est enfoui sous ses traits,
se cantonnant à l'essentiel pour le révéler à nouveau à lui-même.
Cours de dessin
Dans son atelier, Véronique donne des cours de dessin d’après
modèles vivants à des groupes limités à cinq personnes. Son
cours est adapté aux besoins individuels des participants, professionnels
graphistes, stylistes, vétérans des ateliers ou jeunes préparant
une admission dans une école d'Art.
Ses élèves passent par un subtil dépouillement de cette seconde
peau que sont nos habitudes pour régénérer les bases et s'orienter
avec aisance vers des voies nouvelles.